Un film court et dense, à réserver aux plus grands. Il ne montre pas la guerre comme un affrontement héroïque mais comme une expérience de terreur individuelle. Utilisable en histoire, en accompagnement d'un travail sur les conflits du XXe siècle et sur les témoignages de combattants.
Le court métrage « Grounded » a été sélectionné au festival Takorama 2023 organisé par l'association Films pour enfants.
1-Quelle est l’attitude du soldat au début du film ?
Il est effrayé. Il se cache les yeux.
2-Quelle est son attitude après avoir franchi la porte ?
Il semble rassuré. Il sent les fleurs.
3-Quelle est sa mission ?
Il doit s’occuper d’un poste de surveillance.
4-Que se passe-t-il à 2 min 33 s du film ?
Il a peur et tire dans le vide.
5-Quelle est la réaction du soldat ?
Il descend de son poste de surveillance et se rend compte qu’il a tué un homme.
6-Que se passe-t-il ensuite ?
Le mort disparaît et se transforme en fleur, la même fleur que le soldat sentait au début du film.
7-Comment se termine le film ?
Le soldat lève les yeux et découvre un immense champ de cette même fleur, un champ de soldats morts.
Puis, une balle retentit, le soldat est abattu à son tour.
8-Que symbolise le champ de fleurs rouge et bleu ?
Chaque fleur représente un soldat mort. Les deux couleurs indiquent que les morts se trouvent dans les deux camps.
Les différences entre les deux camps s’estompent face à la mort, toutes les fleurs forment le même champ.
Prolongements et références
1- Histoire
- Les guerres
Le film ne spécifie pas clairement à quelle guerre il se réfère, mais les uniformes portés par les soldats évoquent ceux de la Première ou de la Seconde Guerre mondiale.
2- Français
- La guerre, la peur
Le film qui dépeint la peur d’un soldat mais aussi l’absurdité de la guerre sera l’occasion de lire « Voyage au bout de la nuit » de Louis-Ferdinand Céline, 1932.
« – Mais c’est impossible de refuser la guerre, Ferdinand !
Il n’y a que les fous et les lâches qui refusent la guerre quand leur Patrie est en danger…
– Alors vivent les fous et les lâches ! Ou plutôt survivent les fous et les lâches !
Vous souvenez-vous d’un seul nom par exemple, Lola, d’un de ces soldats tués pendant la guerre de Cent Ans ?… Avez-vous jamais cherché à en connaître un seul de ces noms ?…
Non, n’est-ce pas ?… Vous n’avez jamais cherché ? Ils vous sont aussi anonymes, indifférents et plus inconnus que le dernier atome de ce presse-papier devant nous, que votre crotte du matin… Voyez donc bien qu’ils sont morts pour rien, Lola ! Pour absolument rien du tout, ces crétins ! Je vous l’affirme ! La preuve est faite ! Il n’y a que la vie qui compte.
Dans dix mille ans d’ici, je vous fais le pari que cette guerre, si remarquable qu’elle nous paraisse à présent, sera complètement oubliée… À peine si une douzaine d’érudits se chamailleront encore par-ci, par-là, à son occasion et à propos des dates des principales hécatombes dont elle fut illustrée… »
Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline, 1932.
Activités pédagogiques proposées par Bruno Pellier, Christophe et Olivier Defaye.